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La Marine en Nouvelle-Calédonie

HISTORIQUE

De James Cook à Fébvrier-Despointes, en passant par Lapérouse et Entrecasteaux, les liens sont anciens entre la Nouvelle-Calédonie et la marine. Liens qui se sont encore renforcés lorsqu’en 1951, la Marine française s’installe sur le site de la pointe Chaleix, à l’emplacement de la base d’hydravions Catalina établie par les forces américaines durant la seconde guerre mondiale en 1942.

Cette attache historique entre la Marine et la Nouvelle-Calédonie s’est notamment traduite par la participation d’unités de la Marine Nationale aux diverses campagnes « Vanikoro » qui ont permis de mettre à jour les épaves des bâtiments de Lapérouse.

ORGANISATION

zone maritimeLe général COMSUP est en charge d’une vaste zone de responsabilité permanente (ZRP) dans le Pacifique Sud-Ouest, centrée sur Nouméa, comptant les deux collectivités territoriales de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis & Futuna, et incluant les deux puissances régionales que sont l’Australie et la Nouvelle Zélande ainsi que l’ensemble des pays îliens de l’Arc Mélanésien.

L'adjoint interarmées du COMSUP, en charge de la coordination des soutiens, est également commandant de la zone maritime de Nouvelle-Calédonie. Cette zone étendue comprend les zones économiques exclusives (ZEE) de la Nouvelle-Calédonie (1,6 millions de km²) et de Wallis & Futuna (0,4 millions de km²) qui représentent de vastes espaces sous juridiction française distants de plus de 1000 Nq, soit environ 4 jours de mer. Le commandant de zone maritime est l’assistant du haut-commissaire de la République pour l’action de l’Etat en mer.

Le commandant de la base navale de Chaleix, est pour sa part en appui du COMSUP pour tout ce qui touche au  soutien spécifique, à l’entretien et à l’entraînement des unités de la marine stationnées à Nouméa. En appui du CZM, il entretient une capacité de lutte anti pollution et fournit les équipes d'évaluation et d'intervention, en particulier pour l'assistance aux navires en difficulté.
MISSIONS

* La surveillance des approches maritimes et la préservation des intérêts français sont une préoccupation permanente, consommatrice de potentiel au regard de la superficie des espaces maritimes concernés.

* D’autre part, dans cette zone si sensible aux risques naturels, la Marine, comme les autres composantes des forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), se tient prête à intervenir rapidement en soutien des populations, sur le territoire de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna, mais également chez les voisins mélanésiens et polynésiens de la région. L’action des FANC s’inscrit alors dans le cadre des accords multilatéraux FRANZ (France, Australie & Nouvelle Zélande) d’assistance aux PICs (Pacific Island Countries). 

secours en mer* Les autres missions sont celles relevant de l’action de l’Etat en mer, qui s’effectuent sous l’autorité du Haut-commissaire, ou, pour certaines d’entre elles, en appui de la Nouvelle-Calédonie. Ces missions ont principalement trait à la sauvegarde de la vie humaine, à l’assistance aux navires en difficulté, à la lutte contre les pollutions maritimes et bien entendu à la police des pêches. En mars 2012, une opération aéromaritime a permis d’intercepter un voilier porteur de 200 kg de cocaïne, signe que les espaces maritimes calédoniens ne sont pas à l’écart des trafics internationaux.

MOYENS & SOUTIEN

La Marine Nationale en Nouvelle-Calédonie, c’est :

* 500 marins dont près de 160 embarqués

* Une base navale incluant notamment des ateliers implantés sur les 22 hectares de la pointe Chaleix à Nouméa.
La mission principale de la base navale est d’accueillir et de soutenir les cinq bâtiments stationnés en Nouvelle-Calédonie et ceux de passage. La base assure ainsi le soutien portuaire et sécurité des bateaux et son détachement de fusiliers marins permet la protection du point d'importance vitale qu'elle constitue. Le soutien technique des bâtiments (chaudronnerie, motorisation, mécanique, électricité, installation frigorifique, peinture, armes-équipements) comprend des contrôles périodiques et des interventions correctrices dont la rapidité de traitement conditionne la disponibilité d’un bâtiment. Nouméa étant à 20 000 km de la métropole, l’essentiel du soutien provient donc de la base navale.
 Les autres missions clés de la base navale consistent à apporter le soutien à la préparation opérationnelle spécifique aux marins affectés sur le territoire et à entretenir une capacité d’intervention en lutte anti-pollution maritime.

Sur cette emprise, sont hébergés :
- la DIRISI - responsable moyens de transmissions téléphonie, informatique, radio et satellitaire des FANC ;
- des services de soutien interarmées relevant du GSBdD, soit 150 personnes supplémentaires.

base navale

 * Le Service de Soutien de la Flotte
Ce service de 11 personnes est chargé d’assurer la disponibilité des bâtiments en gérant les domaines technique, contractuel, organisationnel, logistique et financier pour satisfaire les besoins opérationnels. Le SSF NC, maitre d’ouvrage du maintien en condition opérationnel des équipements du domaine naval, est le « donneur d’ordre » :
- des équipages « bords » pour mener les entretiens de premier niveau
- des ateliers de la base navale pour  réaliser les travaux de maintenance à caractère préventif et correctif
- de l’industrie, locale ou métropolitaine, avec laquelle il contractualise les interventions les plus importantes, au port base à Nouméa (à quai sur la base Chaleix ou sur cale à Nouville) et délocalisées sur un chantier étranger (australien ou néo-zélandais), pour conduire les Arrêts Techniques périodiques ou les réparations sur avaries nécessitant un bassin de radoub.

 * La frégate de surveillance Vendémiaire (93 marins)
Affectée à ALPACI mais basée à Nouméa, cette frégate est un instrument privilégié pour les missions de représentation de la France dans le Pacifique et pour la coopération avec les marines étrangères, tant pour le COMSUP NC que pour ALPACI. Elle est destinée à opérer dans des zones à risques limités pour des missions de surveillance des espaces océaniques, contrôle de la zone économique exclusive, police de la navigation et surveillance des pêches.

* Deux patrouilleurs P400  La Moqueuse  et  La Glorieuse (30 marins chacun)
Ces bâtiments assurent principalement des missions de surveillance maritime et de police des pêches.

base navale

 * La vedette côtière de surveillance maritime Dumbéa (5 à 8 gendarmesmaritimes)
Elle assure des missions de sauvegarde maritime et de police judiciaire dans les eaux territoriales, des missions de polpêche, de SAR, d’assistance publique ainsi que la protection de la base navale.

* 2 avions Gardian du détachement de la 25F (6 hommes chacun)
gardianCes avions sont chargés de missions de surveillance maritime, de service public, de police des pêches et de localisation de pollution. Il s sont également employés dans les opérations de secours en mer (recherche des personnes en détresse, largage d’une chaîne  "search and rescue" (SAR) et d’évacuations sanitaires.

* 1 hélicoptère Alouette III du détachement de la 22S affecté à ALPACI (1 pilote et 4 passagers)
Embarqué à bord du Vendémiaire et équipé d’un treuil, cet appareil est dédié aux missions de sauvetage et de transport de fret.

La base aérienne « Lieutenant Paul Klein » de Tontouta est chargée du soutien général du détachement de la 25F et de la 22S.