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Population

 La population de la Nouvelle-Calédonie est une mosaïque humaine. On estime – les recensements n’incluent pas de questions ethniques - la répartition comme ci-dessous :

  • 40.3% Mélanésiens
  • 29.2% Européens
  • 30.5% Wallisiens, Futuniens, Polynésiens et Asiatiques

La population d’origine européenne historique - les « Caldoches » - est issue de bagnards, de colons libres, ou d’aventuriers ayant tenté leur chance comme négociants ou éleveurs. Leur fort sentiment d’appartenance à ce pays découle de l’idée que leurs ancêtres ont contribué à la mise en valeur minière, agricole, industrielle et commerciale du territoire, souvent dans des conditions difficiles.

La population polynésienne provient en grande partie de Wallis et Futuna et est particulièrement visible sur le territoire par l’omniprésence de sa culture : tamouré (danses), ukulélé, va’ ha (pirogue), fêtes, artisanat etc. Les Asiatiques ont souvent un ancêtre venu pour travailler dans les caféries ou dans les mines. Et ceux que l’on appelle les « Métros » ou les « Zoreilles » rentrent généralement en métropole à la fin de leur contrat. Mais pour toutes ces populations, la vie de la brousse s’organise entre les « coups de chasse » et les « coups de pêche ».

 Culture

pop et culture2La vie en tribu est encore très courante pour la population mélanésienne. La Nouvelle-Calédonie est constituée de huit aires coutumières. Grands chefs et chefs ont autorité sur les districts coutumiers regroupant des tribus formées d’un ou de plusieurs clans. Les Kanaks qui se sont installés sur Nouméa restent très attachés à leur tribu.

Dans la culture mélanésienne, les règles de la vie traditionnelle sont rythmées par le « calendrier de l’igname », basé sur la mise en culture et la récolte de l’igname. La construction des cases est très ritualisée. Elles sont rondes, faites de bois liés par des lianes dont l’implantation incarne les relations entre les lignées et recouvertes de paille. La protection des ancêtres est omniprésente et visible du seuil à la flèche faîtière en passant par les chambranles et les poteaux sculptés. L’aire coutumière entourant la case est traditionnellement bordée de pins colonnaires qui représentent l’homme et de cocotiers qui représentent la femme. Le pilou, la danse traditionnelle mélanésienne, accompagne les occasions marquantes et une majorité de femmes portent encore la « robe mission ».

 La coutume désigne les règles, transmises oralement, qui régissent la vie des tribus. Partout, en terre kanake, nous sommes chez quelqu’un. Il est donc impératif, en dehors des cadres touristiques, de marquer le respect en « faisant la coutume », c'est-à-dire en accompagnant son bonjour et l’exposé de ses intentions d’un petit présent (coupon d’étoffe, présent personnel, petit billet etc.).

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