La marine / Le détachement de la flottille 22S |
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L'Escadrille 22 S est la deuxième du nom.
Sa toute première naissance eut lieu le 1er janvier 1946, sur la base d'Agadir.
Son parc aérien était composé d'hydravions PBY-5A Catalina et sa mission principale était la surveillance aéro-maritime. Elle fut dissoute à Cuers sept ans plus tard, le 20 janvier 1953, pour être rebaptisée "12 S". |
En 1972, avec l'apparition d'équipements nouveaux est créée une section de formation au vol sans visibilité sur des Alouette III VSV nouvellement livrées pour cette occasion.
En 1975 s'y ajoute. une section de navalisation destinée à donner un enseignement spécifiquement maritime aux futurs pilotes. L'ensemble donne naissance, en janvier 1976, à l'E.S.H.E., Ecole de spécialisation sur hélicoptères embarqués.
Le 1er juillet 1991, une nouvelle réorganisation transfère à la flottille 35 F l'intégralité des missions de soutien aux forces maritimes. L'escadrille 22 S se consacre désormais à plein temps à sa mission d'école de formation.
Le parc aérien se compose de 6 Alouette III SA 316 B et de 4 Alouette III SA 316 VSV .
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Le 2 octobre 1998, l'escadrille 22 S se voit en outre confier les missions de soutien de région et d'armement du détachement embarqué sur le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc ainsi que différents détachements embarqués occasionnellement sur bâtiments.
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Missions
L'Ecole de spécialisation sur hélicoptères embarqués assure la navalisation et la formation au vol sans visibilité de tous les pilotes d'hélicoptères de l'aéronautique navale. En particulier, elle est chargée de :
la formation des élèves pilotes à l'issue de leur instruction ab initio dans l'armée de Terre à Dax ;
la formation et la qualification des moniteurs de l'école ;
la standardisation des officiers examinateur de vol sans visibilité et des autres formations d'hélicoptères de l'aéronautique navale .
Elle organise également des stages au profit de pilotes de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la gendarmerie et de certaines marines étrangères.
Le cours de navalisation comprend une cinquantaine d'heures de vol et 70 heures de cours au sol, réparties sur cinq mois : il a pour but de permettre aux élèves pilotes de se familiariser aux techniques de pilotage dans un environnement maritime.
Le stage de vol aux instruments dure également trois mois. Il comprend une vingtaine d'heures sur simulateur de vol, 45 heures de vol et 80 heures de cours au sol.
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Moyens
Le personnel
L'Escadrille 22 S et l'Ecole de spécialisation sur hélicoptères embarqués sont commandées par un officier supérieur, lui-même pilote d'hélicoptères. Le personnel est constitué de :
- 17 officiers (16 pilotes dont 11 pilotes moniteurs) ;
- 47 officiers mariniers ;
- 25 quartiers-maîtres et matelots engagés ;
- 7 civils,.
auxquels il convient de rajouter le détachement 22S/ Jeanne d'Arc constitué de : 4 officiers pilotes et 2 officiers mariniers.
Le matériel
Pour assurer ses missions, l'Escadrille 22 S est dotée du parc aérien suivant :
- six Alouette III SA 316 B , pour l'instruction en phase de navalisation et pour la recherche et le sauvetage en mer ;
- quatre Alouette III SA 316 VSV , uniques en France et réservées à la formation et à l'entraînement au vol aux instruments au sein de la 22 S ;
- quatre Alouette III SA 319 B , pour les missions de soutien de région, l'embarquement sur les bâtiments et la recherche et le sauvetage en mer dont une sur le Vendémiaire.
L' Alouette a une autonomie de deux heures quarante-cinq minutes. Elle peut transporter six personnes à la vitesse de 90 nœuds (170 km/h). Elle est équipée d'un treuil de sauvetage, d'une flottabilité de secours et d'une turbine Artouste ( SA 316 ) ou Astazou ( SA 319 ). Sa masse maximale autorisée au décollage est de 2200 kg ( SA 316 ) ou 2250 kg ( SA 319 ). Une Alouette III SA 319 B est en outre équipée d'un radar |
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