La Nouvelle-Calédonie / Les cyclones |
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| Les cyclones tropicaux sont d'intenses dépressions qui déchaînent la mer, déclenchent des pluies torrentielles et des vents qui tournent autour d'un " œil " calme. La température de l'océan doit atteindre environ 28°C pour que se forme un cyclone. Le phénomène se produit donc essentiellement en été. De décembre à mars, voire parfois en novembre ou en avril. Ils peuvent prendre naissance entre les 6° et 20° degrés de latitude, soit dans le secteur géographique de la Polynésie française. Le phénomène vit exceptionnellement plus d'une semaine et sa phase critique est rarement supérieure à 24 heures. En un lieu, le passage du cyclone n'est vraiment préoccupant que pendant quelques heures. Le préavis constaté à l'expérience est de l'ordre de 1 à 5 jours. Il est d'autant plus important que le phénomène est violent. Toutefois, les premiers moments de la genèse étant difficiles à déterminer dans l'action, le préavis pratique peut être réduit de 48 à 24 heures selon le cas. De surcroît, la trajectoire cyclonique est difficile à prévoir pour des vitesses de déplacement du météore de l'ordre de 20Km/h ou inférieures à cette valeur. Quand la vitesse atteint environ 40 Km/h, la qualité des prévisions s'améliore. Compte tenu de ces aléas, la trajectoire est particulièrement incertaine. Dans l'hémisphère sud, elle est orientée le plus souvent entre le sud-ouest et le sud-est, la trajectoire finale étant sans exception orientée au sud-est. A cette incertitude, s'ajoute celle concernant l'accélération du déplacement du phénomène qui est, elle aussi, difficilement prévisible. Au total, la marge d'erreur est importante et il n'est pas exclu de se laisser surprendre par un cyclone. L'efficacité de la protection repose sur le pré-positionnement des moyens et la préparation des mesures qui doivent pouvoir être mis en œuvre et activés dans des délais très brefs. Un cyclone se caractérise par ailleurs par des précipitations très abondantes et par des vents violents dont l'orientation peut varier en un même lieu de 180° entre le début et la fin du phénomène. Le trajet de l'œil en particulier est soumis, avant le passage, à des vents croissants, suivis d'accalmie soudaine et complète de quelques dizaines de minutes, à laquelle succède une reprise de la tempête dans toute sa violence avec des vents contraires au sens initial, qui s'atténuent |
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Situation nautique
La mer soulevée par les cyclones peut provoquer à l'approche des côtes de véritables raz de marée qui franchissent les barrières coralliennes. De ce fait, les mouillages dans les lagons ne sont pas sûrs, particulièrement dans les îlots, et doivent être proscrits à l'approche d'un cyclone. |


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Situation à terre
A terre, le danger est présenté par les effets conjugués du vent, des précipitations, et en bord de mer ou de lagon, des vagues, de la montée des eaux, voire des raz de marée. Le vent a des effets dévastateurs sur les toitures qu'il peut arracher. Le phénomène est favorisé par la rupture des vitres qui permet au vent de s'engouffrer dans les superstructures. Il peut entraîner par la suite l'écroulement des cloisons, la rupture des circuits électriques et des canalisations d'eau.
A l'extérieur, il provoque l'arrachement des arbres et des pylônes de toute nature, pouvant entraîner également l'interruption des services des eaux, de l'électricité et du téléphone. Il est en outre capable d'emporter et de faire voler dans les rafales des objets très lourds et dangereux. Sous le vent, les veines d'air qui se forment peuvent être plus destructrices que le souffle direct sur la côte au vent. Le cheminement des courants d'air est prévisible et des secteurs ravagés peuvent côtoyer des zones relativement indemnes. Les précipitations peuvent être violentes. |
| Les ruisselets se transforment en torrents charriant boue, végétaux et débris. A cause de l'engorgement provoqué par le flot et les obstacles qui encombrent leur cours, leur niveau peut considérablement s'élever. Sur les flancs des montagnes, le risque présenté par les eaux de ruissellement peut être aggravé par des éboulements ou des glissements de terrain. A ces dangers s'ajoutent en bord de mer et de lagon ceux de la montée des eaux et de l'assaut des vagues. La barrière corallienne atténue sensiblement leurs effets dévastateurs, sans pouvoir néanmoins assurer une complète protection contre la montée des eaux et les vagues les plus fortes qui peuvent se transformer dans le lagon en petits raz de marée. Les risques sont en revanche beaucoup plus importants dans les endroits directement exposés aux large, situation courante sur les atolls. Ceux-ci peuvent être balayés par des vagues gigantesques auxquelles rien ne résiste et qui se révèlent à l'expérience capables de soulever des navires et de les déposer à terre relativement loin du rivage. Pour les personnes, les risques sont : - De traumatismes divers ; - D'électrocution par des lignes électriques tombées sur le sol ; - de noyades. Les conditions sont particulièrement impressionnantes de nuit en raison de l'obscurité totale résultant de la couverture nuageuse et de l'absence probable d'éclairage électrique. Pour ces raisons, les précautions prioritaires consistent à se mettre à l'abri en temps utile dans un lieu sûr et de ne pas en sortir avant la fin du cyclone. |
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